Communiqué des Unions Départementales CGT – FSU – FO – SOLIDAIRES – UNEF

Le 14 novembre, se sont produits des faits d’une gravité sans précédents, sur le site de Mont Saint Aignan de l’Université de Rouen.

Dans l’après-midi, des jeunes migrants accompagnés par un collectif composé entre autres par des militants de l’UNEF, se sont réunis dans  l’amphi Axelrad. Il s’agissait d’une campagne de soutien et de témoignage sur le campus en solidarité avec les mineurs migrants.

La réponse de la Préfecture a été d’envoyer plusieurs cars de CRS à la demande du Président de l’Université et du Président du CROUS. Ordre a été donné à ces CRS d’intervenir en force contre cette réunion, en violation de la tradition française de « franchise universitaire » qui bannit l’intervention des forces de l’ordre dans l’enceinte de l’Université.
Les CRS ont pénétré dans l’amphi à 16 h 30, puis après que les migrants se soient mis à l’abri dans les locaux de l’UNEF, la police est intervenue en défonçant la porte et a opéré un « tri » vis-à-vis des présents selon la couleur de la peau. La recherche policière contre les migrants s’est poursuivie à la nuit tombée en forçant au bélier l’entrée du local syndical de l’UNEF.

Nous n’acceptons pas que s’instaure un climat délétère contre les jeunes, et contre les plus fragiles d’entre eux, au lieu de leur garantir la protection et l’hébergement, ainsi que le droit aux études.
Nous n’acceptons pas les ordres donnés pour faire taire, et le climat général visant les syndicalistes et cherchant à remettre en cause l’existence même de syndicats.
Où va-t-on quand des CRS reçoivent l’ordre de faire un tri selon la couleur de la peau, puis de rentrer de force dans un local syndical ?

Les organisations syndicales, UD 76 CGT, UD 76 FO, FSU 76, Solidaires 76, UNEF Rouen demandent :
– Que soit assurée la protection de la jeunesse et des jeunes migrants, et que cessent les mesures répressives et racistes ordonnées d’en haut.
– Le respect des libertés syndicales, des locaux syndicaux et du droit imprescriptible de réunion.
– La protection et l’hébergement des jeunes migrants.
– Que cessent les pratiques policières sur la faculté de Mont Saint Aignan.
Les vies de jeunes migrants et de familles de migrants sont en danger aujourd’hui sur Rouen, en Seine Maritime et ailleurs alors que le froid arrive. C’est de la responsabilité du gouvernement et du Conseil départemental de prendre les décisions pour que soient trouvées les solutions humaines d’accueil et d’hébergement.

Nous appelons à se rassembler aux côtés des étudiants le jeudi 22 novembre, à 13 heures, place de la cathédrale à Rouen.
Nous irons porter ces demandes auprès de la Préfecture.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *