Le projet social (compte rendu CTE 9 octobre 2017)

Le projet social a été présenté au festival du Havre. Il s’agit d’une oeuvre de fiction …

Non pas quand même … Quoi que, en tous cas il nous a été présenté lors du dernier CTE et pour savoir se qui sera formidable pour vous : cliquez ici !

Et si vous voulez connaitre la cause du désarrois de notre future ex-directrice, voici la motion CGT :

Déclaration CGT pour le CTE du 9 octobre 2017
Projet social au GHH.
Ne dit’ on pas que l’enfer est pavé de bonnes intentions !
Des propositions dans les 3 axes peuvent paraître alléchantes et  plaire aux salarié-e-s.
Le « solutionnisme » de ces mesures pourrait faire croire aux agents que l’on règle des problèmes mais ceux-ci ne se posent pas ou pas en ces termes.
Les problèmes se trouvent dans l’organisation du travail, dans les choix de gestion du GHH par l’évaluation tronquée et minimisée de la charge de travail, par un sous effectif constant,par une perte
du sens du travail pour beaucoup de salarié-e-s quelque soit leur catégorie, leur métier, leur grade et par l’intrusion managériale dans la vie privée.
Ce projet social se construit à partir de l’idée selon laquelle, dans le travail, il y aurait des acteurs égaux tenant des rôles  complémentaires, dans la perceptive d’atteindre un but commun.
Le milieu hospitalier avec ses enjeux de pouvoir et sa hiérarchie très prégnante est la démonstration du contraire. Il s’agit donc d’une manipulation visant à faire croire que les intérêts des salarié-e-s sont identiques à ceux de l’institution. Or, rien, n’est plus faux. Il n’est pas besoin de revenir sur l’actualité télévisuelle ou écrite pour démontrer que la vision comptable des politiques est de transformer l’hôpital en entreprise.
La pression qui s’exerce sur le travailleur est rendue un temps supportable par l’image valorisée de lui même qui lui est renvoyée, celle d’un individu engagé dans la cause du dépassement de ses limites.
En ce sens l’évaluation annuelle est l’outil pour arriver à ce résultat, conforté au GHH par le projet de la mise en place d’une gratification symbolique. Cette reconnaissance finira par être supplantée par des pressions et des menaces pour atteindre des objectifs inatteignables !
Le changement permanent présenté comme une vertu en soi, comme un signe de progrès par opposition aux routines, rigidités, pesanteurs prend la forme de restructurations incessantes, de réorganisations systématiques imposées, de changement de logiciels, de déménagement. Ces réformes quasi permanentes renforcent cette volonté de précarité subjective.
Ce bouleversement continu place tous les agents dans une tourmente permanente, pour faire semblant de prendre en compte cette problématique, un projet social est mis en place. Ce projet social est en réalité une coquille vide car ni les moyens en  personnels ni en matériel ne sont chiffrés, et aucune réponse n’est véritablement apporté pour assurer la continuité d’un véritable service public de qualité.

La CGT donne un avis contre.

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